Le trio antidémocrate se bat sur plusieurs fronts à la fois : le refus de tout processus Vérité pour la Réconciliation et le retour des gouvernements de transition.
www.burundi-info.com, le 1er février 2012 : Faisant délibérément fi d’une actualité de taille internationale concernant le rapport des experts de l’ONU qui met à nu le soutien des chefs de la coalition illégale ADC-Ikibiri aux groupes terroristes opérant sur le sol de la République démocratique du Congo et de leur implication dans le trafic illicite des ressources naturelles, la radio Isanganiro, elle, a choisi de s’attaquer, dans le plus grand empressement, aux Honorables Députés qu’elle a accusés d’avoir rejeté un projet de loi portant institution de l’impôt professionnel sur les rémunérations de certains mandataires et cadres politiques, cadres et autres agents de l’Etat. Les injures étaient contenues dans un éditorial du Jeudi 19 Janvier 2012, le lendemain de l’examen de ce projet de loi dans la Chambre Basse du Parlement : « C’est très rare de voir les parlementaires de la Chambre Basse rejeter un projet de loi…
Mais ce mercredi, ils ont étonné plus d’un en refusant carrément de voter ce projet de loi portant payement de l’impôt professionnel par les dignitaires… Comment doit-on interpréter ce comportement de nos Parlementaires… Plus d’un se demande si ces parlementaires sont capables de distinguer l’intérêt national de l’intérêt personnel ? N’est-ce pas une défaillance envers ceux qui les ont mandatés ? Que doit-ont espérer de ces élus du peuple qui ne savent pas que l’époque de l’Etat providence est révolue ? » Pouvait-on entendre dans le fameux éditorial. Sortie désastreuse ! Un peu plus tard, la radio a été amenée à avouer qu’elle s’était injustement attaquée aux Représentants du Peuple qui n’avaient fait que renvoyer ce projet pour révision afin que les imperfections constatées par les Députés soient corrigées, ce qui n’est que normale et qui n’était pas une première comme l’a exprimé le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale dans un communiqué de démenti, vendredi soir le 20 Janvier, « l’Assemblée Nationale n’est pas du tout opposé à la mise en place de cet impôt. Elle a tout simplement voulu que ce projet de loi ordinaire ne soit pas en contradiction avec les lois organiques en vigueur ainsi que la Constitution de la République du Burundi spécialement en son article 153… Les Députés n’ont donc jamais manifesté le moindre refus de payer l’impôt et n’ont jamais voulu protéger qui que ce soit pour le soustraire aux obligations citoyennes. » Rien d’étonnant pour tous ceux qui sont habitués aux insultes de ces radios déterminées à semer la zizanie depuis quelques temps. L’éditorial s’inscrit toujours dans la campagne de ces radios à ternir les institutions du pays dont le Parlement comme l’Assemblée Nationale l’a remarqué et contesté en des termes on ne peut plus clairs : « L’assemblée Nationale dément catégoriquement les informations contenus dans l’éditorial de la radio Isanganiro du 19 Janvier 2012 dans lequel ce médium a intoxiqué l’opinion en affirmant haut et fort et gratuitement que les Députés ont refusé de payer l’impôt comme les autres citoyens burundais. Le bureau de l’Assemblée Nationale réfute cette allégation mensongère qui est interprétée comme une volonté délibérée de ternir l’image de l’Assemblée Nationale et la dresser ainsi contre la population qui l’a mandatée » a regretté au nom du Bureau de cette institution, l’Honorable François Kabura, Deuxième Vice-Président. De plus, la radio Isanganiro s’est complètement méfiée de ce rapport du Groupe d’Experts de près de 400 pages dont au moins sept concernent les perdants des élections de 2010 et à quoi s’ajoutent des annexes portant des illustrations très parlantes de la nature belliqueuse des leurs agissements. Dans le journal du Vendredi 20 Janvier, la Radio Isanganiro s’est plutôt lancée dans une opération de sauvetage du navire de l’illégale ADC-Ikibiri noyé dans les révélations macabres contenus dans le rapport des Experts onusiens, en introduisant une certaine spécialiste des grands lacs, Collette Braeckman contactée pour soulager une soi-disant opposition qui ne sait plus sur quel pied danser. Une drôle de spécialiste qui semble tout ignorer sur les avancées de la population burundaise en matière de démocratie et qui se permet de croire que l’opposition politique burundaise ne contient que des créateurs de rébellions et de pilleurs d’or. Elle ne fait qu’emboiter le pas à Pauline Simonet dans sa récente initiative d’imaginer et créer une rébellion dirigée par un Munyamulenge contre le Burundi dans un dessein inavoué. Mais disons les choses comme elles sont : au moment où le Burundi est en train de cheminer sereinement vers la mise en place d’une Commission Vérité pour la Réconciliation, il est impensable que des individus ou des groupes d’individus s’évertuent à sortir de leur poche des mécanismes de nature à bloquer ce processus tant souhaité. Sans doute Pauline Simonet ne saurait être qu’une marionnette et les Burundais épris de paix et de démocratie ont le devoir de savoir et identifier sans se tromper sur ce personnage qui tire sur la marionnette. Sans tarder, d’autres voies du Clergé ont été entendues dans les jours qui ont suivi cette malheureuse information de Pauline Simonet et de BRACKMAN enjoignant les Burundais l’ordre d’envisager la négociation avec l’illégale et illégitime ADC ikibiri. Les démocrates ont vite compris le message car nul ne saurait servir deux rois en même temps. Comment le Gouvernement pourrait-il s’engager pleinement dans le processus de la recherche de la Vérité pour enfin se réconcilier le plus durablement possible et négocier ? L’un exclut l’autre : ou c’est la négociation ou c’est la poursuite du processus de Vérité pour la Réconciliation, un point un trait. Le choix est clair : les Burundais ont choisi la connaissance de la vérité pour enfin rompre définitivement avec le passé et envisager un avenir meilleur pour un Burundi stable et prospère. Quant aux média qui ne cessent d’ergoter des histoires de nature à distraire le peuple Burundais au travail, des exemples ne manquent pas. Et tenez : La radio ISANGANIRO a essayé d’embourber dans un enfantillage sans nom un autre innocent, le porte-parole du Gouvernement Congolais, Lambert Mende qui ne pouvait naturellement pas se résoudre sur la responsabilité des chefs de la coalition illégale ADC-Ikibiri dans la déstabilisation de notre région. Les médias et la société civile doivent tirer une leçon de la surprise créée par le rapport des experts. Ils ont toujours jubilé lorsque ces derniers trainaient le Gouvernement dans la boue mais ont oublié l’adage burundais qui semble dire qu’il faut rejeter le mal qui frappe ton voisin ou ton ami car il risque de te frapper par la suite. Maintenant que les experts ont tourné la tête pour regarder ailleurs que là ou les médias indiquaient, c’est la débandade et la désolation. Il faut appendre que le cou d’autrui n’est pas bon à tordre contrairement à ce que disent certains esprits étroits et malveillants. Aujourd’hui, ils sont abattus par ces révélations macabres. On n’a pas encore entendu les habituelles sorties médiatiques de lutte contre le pouvoir mais aussi assez souvent contre le peuple. Ils se sont toujours servis des malheurs des Burundais pour accuser le Gouvernement et ses services soit d’inaction soit de responsabilité dans les nombreux crimes observés surtout après les élections. Mais maintenant que les vrais escadrons de la mort sont dévoilés par la Communauté Internationale, ils sont abattus et ne disent rien comme si de rien n’était. En tous cas, s’ils n’ont pas été cités aujourd’hui, leur responsabilité ne tardera pas à être étalée au grand jour. D’ailleurs, certaines interrogations vont certainement trouver des réponses. Les radios de l’opposition sont les plus riches et leurs journalistes les mieux traités. Les instances habilitées devront désormais nous aider à établir les liens financiers entre ces médias et les chefs de l’ADC-Ikibiri, pour voir si les médias ne sont pas en train eux aussi de profiter de l’or congolais. Cette source de revenu leur permettrait d’assurer une déstabilisation du pays afin de paralyser le processus de Vérité pour la Réconciliation et d’imposer un gouvernement de transition. Et au moment où nous écrivons ces quelques lignes, Sinduhije et Pancrace sont en train de courir à Rome pour réclamer que le Burundi retourne au gouvernement de transition et à exprimer leur dédain face aux élections démocratiques de 2010.












