Stop à la manipulation politicienne de l’information autour de la révision de la Constitution
Bujumbura, le 25 janvier 2012 (abarundi.bi) – Caisses de résonance des partis d’opposition, la société civile ainsi que certains média se sont attelé corps et âme à désinformer et manipuler l’opinion publique tant nationale qu’internationale que le motif de la révision de la Constitution serait de permettre au Président Nkurunziza de briguer un troisième mandat.
D’entrée en matière, il convient de préciser que la Constitution n’interdit pas au Président Nkurunziza de se présenter aux élections de 2015 si tel est le désir du Parti CNDD-FDD. En effet, l’article 96 de la Constitution stipule très clairement que : « le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois ». N’en déplaise à ceux qui brandissent les Accords d’Arusha, la Constitution est issue de ces Accords est reste la Loi Fondamentale supérieure à tout autre texte.
Sachant que le Président Nkurunziza a été élu au suffrage universel une seule fois, rien ne lui interdit de se présenter en 2015. Cette vérité est bien connue des partis d’opposition, de la société civile et des média. Dès lors, la question qui se pose est la suivante : pourquoi cette nervosité ?
Les analystes politiques nous donnent la réponse : c’est de bonne guerre. Après l’échec cuisant aux élections de 2010, ils tentent de faire du feu de tout bois pour se faire entendre. Point n’est besoin de revenir sur les scores de 2010, mais nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que ceux qui téléguident tout ce tapage médiatique ne représentent même pas 1% de la population. Tout comme en 1993, les partis politiques qui ont mis le pays à feu et à sang par villes mortes et épuration ethnique des quartiers de Bujumbura ne représentaient pas 8% de l’électorat. Le droit de la force avait remplacé la force du droit.
C’est le même scénario qui est mis à l’épreuve aujourd’hui. Les média étant « le 4ème pouvoir », les partis d’opposition en ont multiplié à volonté, de même que les anciens dignitaires se sont transformés en société civile pour mieux saper les actions du parti majoritaire. Cette société civile est surtout caractérisée par une discrimination qui ne dit pas son nom, de même que les média à la solde de l’opposition manipulent l’information pour salir le gouvernement tout en restant muets sur les bonnes réalisations de celui-ci.
C’est de bonne guerre, mais une guerre qui n’a pas sa place dans un Burundi meurtri par plus de 40 ans de massacres et répressions pour maintenir au pouvoir un groupuscule fantoche et sans scrupule.
Ngendangenzwa












