Révélations troublantes : Où l’ADC-IKIBIRI trouve l’argent du sang ?

Exploitation illégale des ressources naturelles

Le commerce des ressources naturelles du Sud-Kivu constitue une source de revenus importante pour les FNL. Selon les services de renseignement burundais et des sources des FNL, Rwasa travaille en étroite collaboration avec Thomas Hamenyimana, un Burundais naturalisé Tanzanien qui est propriétaire de l’hôtel Nyavayamo à Dar es-Salaam.

La police burundaise a confirmé qu’Hamenyimana collaborait avec l’officier de liaison des FNL Datus Hishirimimana, qui passait souvent par Kigoma en allant à Talama chercher de l’or pour le rapporter et le vendre à Dar es-Salaam. Selon les membres de la population locale questionnés durant la visite du Groupe d’experts à Kigoma, des collaborateurs des FNL traversent souvent la ville d’Ujiji, au sud de Kigoma. Des sources diplomatiques et de renseignement régionales ont affirmé que certains

Des combattants des FNL et des membres du renseignement burundais ont révélé que « des Blancs » étaient venus voir les rebelles et leur avaient promis des armes en échange de minerais. Selon une source, Kampayano les avait fait venir de Kinshasa, mais selon une autre, ils habitaient à Nairobi et avaient été en relation avec des associés de Sinduhije.

Des combattants des FNL et des officiers du renseignement burundais ont indiqué que les FNL faisaient du commerce de bois de feuillus provenant essentiellement du moyen plateau d’Uvira et de la forêt de Nganja, dans le territoire de Fizi. Un ancien rebelle interrogé par le Groupe d’experts à Uvira a indiqué que le bois était souvent transporté sur le lac Tanganyika jusqu’au port de Rumonge, sur les mêmes bateaux que ceux qui apportaient de nouvelles recrues et des marchandises en République démocratique du Congo. Les planches de bois étaient vendues à Bujumbura et à Dar es-Salaam après avoir transité par les ports de Kigoma et Rumonge respectivement.

Les autorités tanzaniennes ont nié que du bois de construction était importé de la République démocratique du Congo à des fins de réexportation. Des négociants consultés dans des dépôts de bois de construction à Dar es-Salaam ont néanmoins confirmé la bonne qualité du bois congolais, désigné en République-Unie de Tanzanie par le terme mwinga.

Autres formes de soutien et contributions financières

Des combattants des FNL affirment que dans la plaine de la Ruzizi, ils bénéficient du soutien d’hommes d’affaires basés à Uvira, parmi lesquels Jean Nyabyenda, qui a été arrêté par la police congolaise en août. Des anciens combattants ont révélé que Nyabyenda recrutait des rebelles et leur fournissait de la nourriture. Des partisans des FNL ont cherché à obtenir un soutien de sources privées et publiques en Ouganda. Durant une réunion avec le Groupe d’experts à Bruxelles début mars, Cimpaye a fait part de son intention de chercher à obtenir le soutien du Gouvernement ougandais afin de tirer parti de la dégradation présumée des relations entre Kampala et Bujumbura. Selon de multiples sources proches des rebelles, à la suite de courtes visites de Sinduhije, Nyangoma, Sinduhije et Cimpaye se sont rendus en délégation à Kampala afin de rencontrer de hauts fonctionnaires et des hommes d’affaires importants. Cela étant, le Groupe d’experts n’a jusqu’à présent trouvé aucune preuve du soutien du Gouvernement ougandais aux FNL.

Selon la société civile et les services de renseignement burundais, les FNL reçoivent aussi des contributions, volontaires et obligatoires d’entreprises basées à Bujumbura. Plusieurs transferts d’argent ont été effectués en faveur des partisans des FNL début 2011, par l’intermédiaire d’agences Western Union à Bujumbura, mais un combattant des FNL a dit au Groupe d’experts que cette pratique n’avait plus cours et que désormais, des rencontres étaient organisées avec les partisans à Bujumbura, Uvira et Bukavu.

Approvisionnement en armes

Les services de renseignement burundais et des partisans des FNL ont confirmé que des dirigeants politiques des FNL avaient tenté d’obtenir des armes au Soudan du Sud. Selon certaines sources, des livraisons d’armes clandestines ont ensuite été organisées, mais le Groupe d’experts n’a pu en obtenir la confirmation.

Les caches d’armes au Burundi créées avant l’intégration des FNL dans les forces de sécurité burundaises sont également une importante source d’approvisionnement pour le groupe. Les combattants des FNL viennent souvent de la République démocratique du Congo pour récupérer ces stocks. Des combattants des FNL ont révélé qu’ils avaient découvert dans le village d’Ondes, dans le Sud-Kivu, une cache contenant plus de 400 armes au total, y compris des lance-roquettes RPG, des mitrailleuses non identifiées et des fusils d’assaut AK-47. Un partisan des FNL a parlé au Groupe d’experts d’une opération qui avait été conduite en juin 2011 pour retrouver près de 5 000 cartouches pour fusils AK-47 de trafiquants d’or non identifiés dans le quartier Essence de Bukavu.

Les services de renseignement burundais et des sources diplomatiques ont indiqué que les FNL au Sud-Kivu s’étaient procuré de nombreuses armes de sources non identifiées en République-Unie de Tanzanie. Deux anciens combattants des FNL ont révélé que le 15 mai 2011, ils avaient vu Nzamapema arriver avec deux canoës remplis d’armes à Moba, au sud de Kalemie, dans la province du Nord-Katanga. Un certain Shahib, Tanzanien arabe basé à Rukwa, dans le district de Subawanga, qui collaborait depuis longtemps avec Rwasa, selon des sources de renseignement congolaises, aurait expédié les armes le 15 mai.

Des combattants des FNL affirment que dans la plaine de la Ruzizi, ils bénéficient du soutien d’hommes d’affaires basés à Uvira, parmi lesquels Jean Nyabyenda, qui a été arrêté par la police congolaise en août. Des anciens combattants ont révélé que Nyabyenda recrutait des rebelles et leur fournissait de la nourriture. Des partisans des FNL ont cherché à obtenir un soutien de sources privées et publiques en Ouganda. Durant une réunion avec le Groupe d’experts à Bruxelles début mars, Cimpaye a fait part de son intention de chercher à obtenir le soutien du Gouvernement ougandais afin de tirer parti de la dégradation présumée des relations entre Kampala et Bujumbura. Selon de multiples sources proches des rebelles, à la suite de courtes visites de Sinduhije, Nyangoma, Sinduhije et Cimpaye se sont rendus en délégation à Kampala afin de rencontrer de hauts fonctionnaires et des hommes d’affaires importants. Cela étant, le Groupe d’experts n’a jusqu’à présent trouvé aucune preuve du soutien du Gouvernement ougandais aux FNL.

Selon la société civile et les services de renseignement burundais, les FNL reçoivent aussi des contributions, volontaires et obligatoires d’entreprises basées à Bujumbura. Plusieurs transferts d’argent ont été effectués en faveur des partisans des FNL début 2011, par l’intermédiaire d’agences Western Union à Bujumbura, mais un combattant des FNL a dit au Groupe d’experts que cette pratique n’avait plus cours et que désormais, des rencontres étaient organisées avec les partisans à Bujumbura, Uvira et Bukavu.