Les tristement célèbres « sans-échecs » de l’UPRONA renouent avec la violence

Dimanche le 11 décembre 2011, à la permanence du parti UPRONA, un groupe  d’une aile dissidente de l’Uprona tente d’accéder à la permanence du parti de Rwagasore. Le veilleur refuse d’ouvrir le portail car n’ayant pas été prévenu à l’avance ni par le groupe ni par le président de ce parti, Honorable NIYOYANKANA. C’est ainsi donc que le groupe de l’aile dirigée par SIBOMANA Tatien et MANWANGARI Jean-Baptiste commence à intimider le veilleur  pour qu’il les laisse accéder à la permanence.

Ce  groupe avait pris soin d’amener  des armes blanches dissimulées dans les poches de leurs habits, sans doute parce qu’ils savaient bien qu’ils n’auraient pas accès facile aux locaux de KUMUGUMYA. Vers midi, le groupe SIBOMANA tente d’entrer et demande au veilleur  d’ouvrir le portail, ce qu’il refusa, surement qu’il avait reçu l’ordre de ne pas ouvrir. Par la suite, le veilleur est menacé, insulté par le groupe SIBOMANA. La tension monte de deux crans en moins d’une seconde et les pierres commencent à siffler en direction du veilleur. Celui-ci court se refugier à l’intérieur des locaux de la permanence mais il est poursuivi par les "sans échecs" à la solde de SIBOMANA et MANWANGARI. Le pauvre n’aura pas beaucoup de chance car il est vite rattrapé par les bourreaux qui le poignardent au cœur avec une baïonnette. Alertée par les bruits du groupe et des passants, la police intervient mais trouve que le forfait avait été déjà commis. La victime est conduite aux urgences d’un hôpital de la place mais succombe à ses blessures.
 
UN CRIME CRAPULEUX ET PREMEDITE

Si le groupe SIBOMANA dit qu’il venait faire la réunion  à la permanence de KUMUGUMYA, on s’attendait à ce que les gens amènent des stylos et blocs notes mais pas des armes. Le veilleur n’est pas mort  des coups de pierre mais  des coups de baïonnette. On comprend donc que le groupe s’était préparé pour verser le sang et cela n’est pas anodin. En fait les « sans échecs » d’antan se sont convertis, mais on dit, ne peut pas chasser le naturel, il revient au galop. Pour mémoire et pour ceux qui ne connaissent pas ce que sont ces fameux « sans échecs », il s’agit d’un groupe terroriste créé sur base ethnique par l’UPRONA vaincu aux lendemains de l’assassinat du Président élu Melchior NDADAYE en 1993. Ce groupe terroriste a semé la terreur dans les rues des la capitale en tuant systématiquement et méthodiquement tous ceux qui étaient considéré comme la source de l’échec de l’UPRONA aux élections de 1993. Parmi les plus virulents de ce groupe, on compte notamment Tatien SIBOMANA, MADIRISHA WILLY, Clément, un certain « Vache ». Ils agissaient effectivement sous le commandement de Léon MANWANGARI, Alphonse Marie KADEGE, etc. Tatien SIBOMANA, s’est tristement illustré dans le nettoyage ethnique qui a eu lieu dans sa commune et colline natales. C’est donc dire que les vieux reflexes sont toujours là : ingeso iraraba ntihwera, dit le proverbe rundi.

Le 13 décembre 2011 sur une radio locale, SIBOMANA a fustigé la Première Vice-présidence de la République et le Président de l’UPRONA de vouloir profiter de ce crime pour anéantir tous les dissidents de l’Uprona. Mais il est difficilement compréhensible comment ce monsieur ne sourcille même pas en banalisant la mort d’une personne innocente. Pour lui la mort du veilleur est un non événement à voir comment il n’y est même pas fait allusion dans son interview sur la RPA. Son seul souci est de voir SINUNGURUZA chassé de la Vice-Presidence de la République et NIYOYANKANA , de la présidence de l’Uprona peut importe le prix à payer : du chaos, il espère en tirer son profit comme cela a été le cas dans les années passées. En effet, Tatien a toujours tiré profit de son activisme extrémiste mais il devrait savoir que les temps changent.

Pour le moment, la priorité est de savoir qui a tué cet innocent au lieu de continuer des polémiques politiciennes. Rien n’explique pourquoi cet homme a été tué alors qu’il faisait son travail. Si une telle bavure n’est pas punie, les commanditaires et les exécutants peuvent toujours continuer de telles sales besognes sans être inquiétés comme cela a été le cas depuis 1993 jusqu’en 2005. Est-ce que les différends politiques, si différend il y a, ne peuvent pas se résoudre sans effusion de sang ?