Hommage à une héroine, Rose Karambizi Ndayahoze
Hommage à une héroine, Rose Karambizi Ndayahoze
Il était une fois une femme qui criait contre le génocide mais qui, hélas, ne fut ni écoutée ni entendue.

- Rose Ndayahoze
(Par Fabien Cishahayo, www.burundibwacu.info - 18 Mai 2012) Il y a quelques jours, je mettais sur le site Internet Burundibwacu.info une annonce portant sur l’hommage que notre Congrès, intitulé Et si la Géographie servait, aussi, à faire la paix, avait prévu de rendre à Rose Karambizi Ndayahoze. Une amie de France, dont le nom est Nadine Bazombanza, et qui est française et blanche de peau comme son nom ne l’indique pas, m’a alors écrit un message courriel, me demandant, inquiète, si Rose était encore en vie. Ces deux êtres, que sépare l’océan Atlantique, ont bien des choses en commun : elles ont toutes les deux perdu leur conjoint en 1972 à Bujumbura dans des circonstances qui, 40 ans après les faits, n’ont toujours pas été élucidées. Elles avaient chacune trois enfants de sexe masculin et elles ont toutes les deux décidé de quitter cette matrice devenue toxique pour préserver la vie de leurs enfants. Toutes les deux se sont aussi battues, avec force, avec une détermination sans faille, afin que nul n’oublie le génocide qui a emporté leurs époux et dont personne, jusqu’ici, n’a reconnu la responsabilité. Et toutes les deux ont gardé le nom des maris disparus pour perpétuer le souvenir de cet amour contrarié par les ouragans de l’Histoire des Grands Lacs africains.
Human Rights Watch Rapport sur le Burundi - encore sous embargo
Le rapport documente également les tentatives du gouvernement burundais visant à restreindre les médias indépendants et les efforts de la société civile pour dénoncer la violence. « Le parti au pouvoir a eu une chance de favoriser un nouveau départ pour le Burundi à la suite des élections de 2010 », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Au lieu de cela, nous avons constaté le ciblage systématique des anciens combattants rebelles et des membres de l'opposition politique. Un grand nombre de ceux qui ont refusé de céder aux pressions pour rejoindre le CNDD-FDD l’ont payé de leur vie. »
Le personnel de l’ONG « Refugee Education Trust (RET) » au Burundi recruté sur base ethnique
Bujumbura, le 15 avril 2012 (Le Témoin-Nyabusorongo). -La rédaction du Témoin-Nyabusorongo vient d’apprendre que plus de 99% des employés de l’ONG Refugee Education Trust (RET) au Burundi ont été recrutés sur une base ethnique que ce soit à son siège social à Bujumbura ou au sein de ses bureaux basés à l’intérieur du pays.
Ainsi, en plus de Madame Barbara ZEUS, Chef de Mission, qui est d’origine allemande, et Mademoiselle Natalia, Coordinatrice du projet, elle aussi d’origine étrangère, RET compte 22 employés dont 21 Tutsi et seulement un Hutu.
Dossier Manirumva : intrigues et liens qui ne trompent pas
par Bapfekurera - L’enquête poursuit son bonhomme de chemin et dure plus d’une année. L’ambassade des Etats-Unis, après avoir découvert des traces de sang au lieu du crime, demande à ce que l’ADN (acide désoxyribonucléique) de ces traces de sang soit comparé à celui des prévenus dans ce dossier. Le Federal Bureau of Investigation (FBI) procède ainsi au prélèvement d’échantillons de certains inculpés accusés d’avoir participé directement à l’élimination physique d’Ernest Manirumva. Tout est scruté, y compris les véhicules que le FBI soupçonne d’avoir été utilisés dans la nuit du 8 au 9 avril 2009.












